[Rebecca Taber – curator and artist, shares her first impressions collected on her arrival at Château de Lagamas residency]

IMG_0536

On the 15th of August 2013 we arrived at Château de Lagamas expectations in hand and mind apparently open and ready for the days ahead. To take part in the cycles of conversation and meet the artists in residence at the family home of Marianne Magnin. After a very hot day travelling from the photography festival in Arles we arrived to find the door to the Château open. Two straw hats balanced on an easel in the hallway, a child’s rocking horse at the foot of a sweeping stone staircase and the cicadas in that burning cacophony, full of the smell and sound of the Languedoc. Marianne met us both (I came with a good friend and artist Eleanor Darley who would be helping me to look after my 16 month old son). The wooden lunch table surrounded with chairs, the sitting room area with arm chairs in a circle all shapes and sizes. I began to wonder: who are these people here, writers, artists, and thinkers? For now the chairs sufficed for containing my curiosity; some were older more patterned, some full of colour and life, others worn and filled with imperfections.  As we sat down and began to gain a feeling for the house and its ethos Marianne talked about the previous week’s events and cycles of conversation looking at “space and reality, systems chaos, experimentation…”. She spoke briefly about the artists in residence, which filled the perception of the now seemingly quiet and ‘asleep’ house with ideas and light. We then quickly became involved in a conversation about the purpose of art with Marianne’s good friend Victoria who heads up various charities in South Africa. We talked about the need for art in communities and the inherent desire in any struggling or life threatening situation to still have art, dancing, storytelling, poetry and music.  I could hear somebody experimenting with sounds, there were two artists on the stairs leaving for a bike ride to get some fresh air and a break from the studio. There was a man sitting in the garden studiously writing …….

I began to realise that after only having set foot in the door a few moments beforehand we were beginning a very interesting journey………..

The doors were open, and the scene was set for art to take place. A container, a home, a place to ask questions, a place to answer some questions. Again I heard the sound of experimenting taking place, bang, a scuffle and then silence.

[Rebecca Taber – commissaire d’exposition et artiste, partage ses premières impressions ressenties à son arrivée à la résidence du château de Lagamas]

Le 15 août 2013,  nous arrivons au château de Lagamas pleines d’attentes et l’esprit ouvert et prêt pour les jours venant. Prendre part à l’un des cycles de conversation et rencontrer les artistes en résidence dans la maison familiale de Marianne Magnin. En cette journée très chaude, passée à voyager en provenance du festival de photographie de Arles, le portail ouvert du château nous accueille. Deux chapeaux en paille perchés sur un chevalet de peintre dans le hall d’entrée, un cheval en bois au pied d’une volée d’escaliers en pierre et les cigales dans une cacophonie brulante, pleine des senteurs et des sons du Languedoc. Marianne nous reçoit (je viens avec une amie et artiste Eleanor Darley, en charge de s’occuper de mon garçonnet de 16 mois). La table de moine en bois entourée de chaises, le salon dont les fauteuils de toutes formes et tailles forment un cercle. Je commence à me demander qui sont ces personnes là, entre écrivains, artistes et penseurs. Pour le moment, les fauteuils m’occupent assez pour contenir ma curiosité, certains plus anciens et travaillés, d’autres plein de couleurs et de vie, d’autres encore, usés et marqués d’imperfections. Alors que nous nous assaillons et commençons à prendre la mesure du lieu et de son ethos, Marianne relate les évènements et le cycle de conversation de la semaine précédente, qui porta sur ‘espace et réalité, chaos et systèmes, expérimentation…’. Elle parle brièvement des artistes en résidence, ce qui transforme mon impression d’une maison calme et ‘endormie’ en celle d’un lieu plein d’idées et de lumière. On passe ensuite rapidement au sujet du sens de l’art avec une amie proche de Marianne – Victoria, qui est en charge d’un certain nombre d’associations caritatives en Afrique du Sud. On discute du besoin d’art dans les communautés et du désir inhérent dans toute situation difficile ou dangereuse de s’entourer d’art, danses, contes, poésie et musique.  Je peux entendre quelqu’un expérimenter avec des sons, deux artistes dans la cage d’escaliers sont sur le point de partie en ballade à vélo pour s’aérer du studio. Un homme est assis dans le jardin, attaché à écrire…….

Je commence à prendre conscience qu’après seulement de courts instants ayant passé le seuil, nous amorçons un voyage très intéressant….

Les portes sont ouvertes, et le décor est posé pour que l’art s’incarne. Un réceptacle, une maison, un espace où poser des questions, un espace pour répondre à certaines des questions. J’entends à nouveau des sons expérimentaux, un bang, un méli-mélo, puis le silence.

IMG_0987
Rebecca Taber (R) in conversation with TCF Events Co-curator Anastasia Goryunova, in Joana da Conceição’s studio